Elliott Erwitt : un ninja hors pair

Il y a quelques années encore, Magnum n’était pour moi qu’une marque de glace. J’ai vite compris que c’était aussi une agence de photo ; celle qui réunit l’élite de la photographie, dont notre copain Elliot…

Nous, on l’adore. Et si on décide de lui consacrer un article, c’est parce qu’il coïncide parfaitement à notre photosophie : celle de suivre notre passion avant de suivre les instructions. Je vous propose ainsi que l’on découvre ensemble pourquoi Elliot Erwitt pourrait bien devenir, pour vous aussi, une source d’inspiration inépuisable…

 

1. Ce qui caractérise les photos d’Elliott Erwitt

Elliot a traversé toutes les époques d’après-guerre (dont la nôtre du haut de ses 84 ans) et a surtout été présent aux moments les plus marquants de notre histoire :

Nikita KHRUSHCHEV & Richard NIXON, USSR. Moscow. 1959.

Journaliste reporter à la retraite, il gardait toujours sur lui deux appareils : un pour travailler, l’autre pour ses œuvres personnelles :

Ses photos misent sur l’instant, sur la brièveté de la scène mais surtout sur le comique de situation. Eliott sait saisir ces moments comme personne. Pourquoi ?

Car il a compris une chose : la photo n’est pas ce que l’on voit mais ce que l’on perçoit. Je cite le personnage : « I’ve found it has little to do with the things you see and everything to do with the way you see them (Je trouve que la photo, ça n’est pas les choses que tu vois mais bien plus la manière dont tu les perçois) ».

Cette conception qu’a Elliott de la photo est encourageante, dans le mesure où chacun d’entre nous peut prétendre à sortir LE détail qu’un autre n’aurait pas vu, sans l’œil du photographe !

NYC, Bulldogs. 1988.

 

 

2. Son mode de travail :

California, 1955.

Pour prendre –LA- photo, il est parfois nécessaire d’être au bon endroit, au bon moment. Malheureusement, de telles opportunités ne se présentent pas à tire larigot ! Il est alors fondamental de suivre les conseils de Maître Elliott :

N’hésitez pas à prendre votre lave vaisselle en photo, peut-être qu’il en sortira une photo peu ordinaire et unique. L’exemple est probablement mal choisi mais l’idée est là : tout peut présenter un intérêt pour une photographie… y compris vos appareils ménagers :

« To me photography is an art of observation. It’s about finding something interesting in an ordinary place (Pour moi, la photographie c’est l’art de l’observation. C’est trouver quelque chose de pertinent dans un endroit qui peut paraître banal) » (cf. photo suivante)

NYC, 1950.

 

3. La méthode Erwitt est en réalité une méthode Kungfu !

NYC, Metropolitan Museum of Art, 1949.

Je vous le disais : nous partageons beaucoup avec Elliott Erwitt. À travers lui, nous nous sommes retrouvés. Personnellement, j’ai eu la chance d’assister à une exposition du photographe à Vienne. Ça a été un profond coup de cœur mais ça a surtout été, comme je vous l’ai dit, un véritable message d’espoir pour l’apprenti photographe que je suis !

Chez Kungfu-photo, on aimerait vous faire appliquer son mode de travail et son mode de pensée. Aujourd’hui, Elliott Erwitt est une légende vivante. Il est pourtant le premier à dire que la photographie est un art qui s’exerce et qui est accessible à tous…

C’est par la pratique que tout votre talent ressortira de l’appareil que vous tenez entre vos mains : « It’s a lot of pictures getting to the good one. The very good pictures can happen anytime and anywhere (Il faut faire énormément de photo avant de trouver la bonne. Les meilleures photos peuvent surgir à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit) ».

Alors, conquis ? Si oui, n’hésitez pas à partager cet article via les réseaux sociaux en cliquant sur les boutons ci-dessous. Elliot vous en sera on ne peut plus reconnaissant… (et nous aussi!)

Et si vous voulez en savoir plus sur notre philosophie sur l’apprentissage de la photo, cliquez ici :).

Thomas Tissandier
thomas@kungfu-photo.com

Issu de la West Coast Parisienne, j’ai 23 ans, j’ai un -profil- artistique que j’aime mettre à contribution dans la photographie. Mon coup de cœur vers la photo s’est réellement déclenché suite à quelques jours à Vienne, paradis architectural et culturel (avec notamment une superbe expo consacrée à notre idole chez KungFu-Photo : Elliot Erwitt). Futur communiquant, j’aime échanger et partager. Outre cette présentation à la e-darling, j’aime le bon vin (et le bon pain), Gustav Klimt et les p’tits chiens.

3 Commentaires
  • chris pixl
    Publié à 22:38h, 08 février Répondre

    banzaï !
    rien d’autre à ajouter.

  • Kungfu-photo au Midi Festival 2013
    Publié à 21:40h, 04 décembre Répondre

    […] Pour nos photos d’ambiance, il ne faut pas hésiter à tirer le portrait de tout le monde : osez ! Les festivaliers sont comme vous : contents d’être là, prêts à faire la teuf , à boire (et à prendre tout un tas de choses illicites). Ils vont être plutôt réceptifs et souriants. On voulait aussi de jolies instantanées, car nous on adore (un peu comme notre idôle : Elliot Erwitt). […]

  • Kungfu-photo au Festival de musique Beauregard
    Publié à 21:41h, 04 décembre Répondre

    […] En l’occurrence, les photos d’ambiance ce n’était pas vraiment du portrait mais plus des photos du cadre dans lequel nous étions ! En l’occurrence : il faisait beau, beaucoup de musique et un parc magnifique près d’un chateau. Oui. Un cadre idyllique. On voulait aussi de jolies instantanées, car nous on adore (un peu comme notre idôle : Elliot Erwitt). […]

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