Ninja reporter de guerre #7 : le chill au Chili par Henri CASTAY

Holà ninjasitos !

Aujourd’hui le Chili est à l’honneur, et en bon ninja consciencieux je vous expose le fruit de mon voyage, voyage se déroulant au milieu des vastes étendues de la Patagonie Chilienne.

Pour l’information, tous ces paysages ont été immortalisés à l’aide d’un appareil argentique, sorte de nunchaku à pellicule !

Composition : Ne laissez rien au hasard

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Ici, le randonneur apparaissant en bas de l’image est en train de gravir le volcan Villarrica, non loin de la ville de Pucón. Je pense que pour prendre une belle photo, il faut partir d’une intention claire. Quand l’intention est choisie, il faut ensuite se demander comment composer la photo pour y répondre.

Ici l’intention est de montrer l’immensité des Andes. Le sujet, l’homme en bas de la photo, est donc décalé pour laisser apparaître les montagnes dans leur immensité. Les différents plans s’évanouissant peu à peu dans la brume renforcent cette impression. La taille du personnage ainsi que sa solitude vont dans le même sens. Enfin attention, en décalant un si petit sujet sur les bords de la photo on prend le risque de  le rendre difficilement repérable. Ici, le soleil illuminant son casque lui assure une bonne visibilité.

La rgèle des tiers

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Cette deuxième photo a été prise sur le bateau reliant Puerto Montt à Puerto Natales, porte d’entrée vers la Patagonie. La traversée s’effectue au milieu de superbes fjords, et permet d’observer, entre autres, de magnifiques couchers de soleil.

Mise à part une fine bande de terre sur l’horizon, l’image fait la part belle à l’océan et au ciel. Ce dernier étant plus intéressant, l’horizon est légèrement décalé vers le bas. Le ciel est ainsi mis en valeur, et cela installe une gradation. Cependant, point trop n’en faut, on perdrait l’effet donné par le reflet du soleil couchant sur la mer. Une telle composition respecte la règle des tiers, permettant de donner un rythme à la photo.

Réfléchir à l’ambiance de votre photo

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L’heure dorée

Chili, parc national Torres del  Paine, cinquième jour de trek, il est 6h du matinet le soleil se lève.Les trois tours de granit que l’on aperçoit au fond sont l’emblème de ce parc, le plus connu du Chili.

A l’aube quand le soleil apparait, ses rayons viennent frapper les tours et les illuminent d’une lumière orangée.

Ça s’appelle l’heure dorée et pour tout savoir c’est ici : L’heure dorée

Le cliché est pris lorsque les premiers rayons commencent à colorer la base des tours. Pour cette photo, l’intention était de retranscrire l’ambiance mystérieuse voire mystique régnant sur les lieux.

Faire attention aux détails

La personne de dos, la brume, la faible lueur orangée, sont des éléments donnant une cohérence à l’image car ils contribuent tous à cette ambiance « mystérieuse ». Encore une fois, il est important de définir ce que l’on veut faire comme type d’image avant de déclencher, puis de réfléchir aux éléments qui vont dans le même sens.

Le choix de décaler sur la droite de l’image le personnage principal permet de mettre en valeur l’arrière-plan, de le faire percevoir comme un élément à part entière. Enfin, les gens proches du lac ne sont pas anodins, ils servent à donner une échelle à la photographie.

Attirer l’attention sur votre sujet

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Sur cette photo, deux enfants fatigués de faire des châteaux de sable, se reposent en regardant le soleil se coucher.

Le choix d’une faible profondeur de champ permet de détacher le sujet de l’arrière-plan, et donc de le valoriser. Les seuls éléments nets sont les deux enfants et le seau. Ils constituent le sujet de l’image. Les positionner sur la droite permet d’équilibrer la photographie. En effet la direction de leurs regards créeune « tension » vers la gauche, cette composition permet de la compenser.

Découvrez l’article : un joli arrière plan flou

Les lignes directrices

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Dans la lecture d’une photo, les lignes et les diagonales sont très importantes. Cette image prise dans la région des lacs, se lit selon une diagonale ascendante partant du coin inférieur gauche. Ici, la jetée et la direction de la marche des personnages, nous amène vers l’extrémité du ponton puis au bateau dont le mat nous dirige vers le volcan en toile de fond. Celui-ci ne saute pas aux yeux, mais avec ce choix de composition, on est amené à le découvrir. Ainsi l’ensemble de la photographie est mis en valeur !

Un cadrage 100% bio

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Cette image met en valeur une autre astuce de composition : le cadrage naturel. Le feuillage des arbres constitue un cadre naturel amenant le regard vers le bas et le sujet de la photo : une famille à la plage. Celle-ci, légèrement à l’ombre, n’est pas forcément repérable au premier coup d’œil. Cette composition permet de la faire ressortir.

Rappel de couleur

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Puerto Natales, en toile de fond la cordillère des Andes, un ciel changeant, surplombant les montagnes. Les nuages blancs et gris sont mis en valeurs par la place qui leur est accordée dans la photo. Les restes d’une jetée nous guident vers les montagnes, à l’horizon. En premier plan, l’océan, agité par un vent violent, typique de ces régions australes.

Pas grand-chose à dire ici. Encore une fois on remarque l’utilisation d’une ligne (la jetée) pour guider le regard dans l’image.Et aussi, mieux vaut attendre l’apparition d’écume sur la mer pour déclencher, le blanc des vagues répondant aux nuages et aux cimes des montagnes 😉

Si vous avez envie d’étendre le chill parmis vos amis, n’hésitez pas à partager cet article via les boutons ci-dessous. Peace!

Henri
henricastay@gmail.com

Moi c'est Henri et j'ai 22 ans. J'essaie de faire des photos depuis avoir, jeune provincial descendant sur la capitale, découvert Paris au cours d'un été. Mes préférées c'est les photos argentiques. J'aime Willy Ronis, Antonio Quintana et Mylène Farmer. Pour les références.

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