Le ninja pervers : pourquoi prendre des photos en toute discrétion

J’aime surprendre dans mes photos… mais je n’aime pas être surpris. Surtout lorsque je dégaine mon appareil, pour immortaliser de jolies filles…

Des coups de sac à main, j’en ai pris plein la cagoule, mais ça valait le coup. Mes photos étaient belles, parfois drôles, car elles étaient pleines de spontanéité.

Attention : vous n’allez pas ici apprendre à comment vous introduire dans les toilettes des filles (le code des ninjas nous l’interdit). Mais plutôt à lire quelque astuces sur comment prendre un individu en photo sans se faire attraper… et tabasser.

 

Le but du ninja pervers  

J’ai toujours pris parti de l’instantanéité. Je pense que c’est le meilleur moyen de véhiculer une émotion, car la scène de votre photo est vraie.

Si la photo du Baiser de l’Hôtel de Ville de Robert Doisneau a fait le tour du monde, c’est parce qu’un moment, tout le monde pensait que ce baiser volé a été pris par le photographe, au moment où il prenait son café. En réalité, la scène était orchestrée de toute pièce… désillusion générale.

Le Baiser de l’Hôtel de Ville, 1950 de Robert Doisneau (Cette scène est en réalité un fake !)

La photo reste superbe et pleine de sens (car prise dans un contexte d’après-guerre) mais elle a perdu une grande partie de son intérêt. Tout reposait en effet sur la spontanéité de la scène.

Une scène banale peut prendre une toute nouvelle dimension en photo, comme par exemple : une conversation entre amis dans un troquet, un père jouant avec son fils dans un bar, un p’tit chien avec son maître, un fromager au marché, etc.

Le tout, c’est de ne pas se faire prendre… au risque de gâcher la scène :

 

Pourquoi le ninja doit rester discret

Et là j’aurais été capable de vous ressortir tous mes cours de sémio mais on va faire la plus court :

L’humain, et vous en serez le premier témoin, change radicalement de comportement face à l’œil de la caméra. Vous vous sentez filmez et vous adoptez le comportement et la posture qui vous semblent idéals… mais absolument pas naturels. C’est évidemment ce côté « faux » qui apparaîtra sur la photo.

Rodolphe, ninja pervers du haut de ses 9 ans. (en vrai : photo d’Elliot Erwitt)

Si votre sujet se sent en confiance (c’est-à-dire qu’il ne sent pas visé par votre objectif) dans son élément, votre photo aura de forte chance d’être superbe.

Pour cela, quelques astuces pour ne pas vous faire griller, tel un poisson japonais sacré :

La méthode : se cacher derrière une forêt de bambou

Tout d’abord, il est important de trouver les meilleurs spots. En réalité, ils sont partout. J’aime personnellement me rendre dans les marchés pour prendre en photo les personnes qui tiennent leur stand : je trouve ça typique, il y a plein d’échanges avec les clients et des sourires 🙂

Mais n’hésitez pas à vous rendre sur un banc dans une rue (en attendant le bus par exemple) ou encore dans des musées… Elliot Erwitt adore ça, car il trouve que ce genre de lieux étaient révélateurs du genre humain :

 

Cherchez l’erreur.

 

Vous croiserez forcément ce genre de situations incongrues… À vous maintenant de vous faire tout petit. Il est nécessaire parfois de s’éloigner un peu ou de se cacher… C’est plutôt fun en réalité.

Si vous voulez exposer mon côté pervers au grand jour, n’hésitez pas à véhiculer cet article via les réseaux sociaux en appuyant sur les boutons ci-dessous !

 

Thomas Tissandier
thomas@kungfu-photo.com

Issu de la West Coast Parisienne, j’ai 23 ans, j’ai un -profil- artistique que j’aime mettre à contribution dans la photographie. Mon coup de cœur vers la photo s’est réellement déclenché suite à quelques jours à Vienne, paradis architectural et culturel (avec notamment une superbe expo consacrée à notre idole chez KungFu-Photo : Elliot Erwitt). Futur communiquant, j’aime échanger et partager. Outre cette présentation à la e-darling, j’aime le bon vin (et le bon pain), Gustav Klimt et les p’tits chiens.

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